"Singes verts, oiseaux migrateurs, génie de la pluie... Le delta du Sine-Saloum réserve mille jolies surprises aux familles en quête d'émotions fortes. Récit de voyage.
La nuit tombe peu à peu sur Dakar. Sur le marché Casamance, quelques femmes vendent encore sous la halle du vin de palme et du miel. Effluves de crevettes et de mérous séchés, pêle-mêle d'épices et de fruits doux-amers...
Dans le parc national du delta Saloum, classé depuis 1981 réserve de biosphère par l'Unesco, tout invite à jouer les botanistes.
Dakar, ville métisse qui ouvre les portes du voyage. Le nôtre nous mènera, cinq jours durant, dans la somptueuse région du Sine-Saloum, au nord de la Gambie.
Toubacouta — La Fondation italienne pour l'Afrique a sorti de l'anonymat l'île de Sipo, située dans le Delta du Saloum (sud-ouest), où elle a construit un restaurant communautaire et un village artisanal et formé les femmes aux techniques de transformation des fruits et légumes.
Cette fondation a aussi doté ce village de la région de Fatick d'un circuit touristique de neuf kilomètres, qui facilite l'accès aux visiteurs.
Pas facile de survivre dans un milieu sans cesse en mouvement : balancement des marées, variations de salinité ou d'apport en eau douce, absence d'oxygène, sols vaseux et instables.
La végétation a du imaginer de judicieux stratagème d’adaptation.
Quelques principes de base du tourisme durable, à ne jamais perdre de vue :
L'origine ethnique des Sérère est assez compliquée. Ils sont parents des Toucouleur et des Wolof, mais il y a une culture sérère très particulière. Ils parlent une langue proche du poular (mais avec une anthroponymie différente de celle des Peul).
L'animisme traditionnel a été entamé très superficiellement par l'Islam et le Christianisme.
Avec le recul de la culture du mil traditionnelle au profit maintenant de l'arachide, les Sérère se wolofisent et s'islamisent.
Ils occupent la région du Sine et du Saloum et la Petite Côte avec une très grande densité de population (75 habitants au kilomètre carré).
La musique sérère des griots est très riche. Le chant est accompagné de la kora ou par des gourdes frappées des mains. Ces chants sont souvent dédiés à la mémoire d'un grand guerrier ou d'un grand chasseur. Le Sérère est un excellent batteur de tam tam.
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et encore une autre, de Gambie, celle là
Ce vendredi 24 juin 2011 le Comité du patrimoine mondial a inscrit le Delta du Saloum et ses vestiges de plus de deux millénaires d'occupation humaine sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le tourisme responsable dans l'Aire Marine Protégée du Bamboung (Sénégal) avec l'association Océanium par Nausicaa
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Sa cousine, l’énorme rhytine de Steller a été exterminée par les marins au 18ème siècle. Aujourd’hui, c’est le lamantin d’Afrique de l’Ouest qui est menacé. Ce doux mammifère marin se trouve dans les fleuves et les zones humides du Sénégal à l’Angola. On continue à le braconner pour sa viande succulente, sa peau et ses os. Il meurt aussi accidentellement dans les filets de pêche, les structures sous-marines ou blessé par les bateaux. Sa population est en chute libre.
Malgré les mythes qui l'entourent, le lamantin est en voie d'extinction du fait de la surpêche. L' éco-tourisme le sauvera-t-il? ©
On ne le reconnaît presque pas dans ce kaftan blanc qui lui va pourtant bien tellement cet homme a habitué ses proches aux accoutrements simples du jardinier toujours prêt à aller au chevet de ce jeune arbre en mauvaise position ou de cette rangée de plantes mal arrosées. Gora Ndiaye, debout devant cette verdure, savoure cet instant qui consacre la sortie de la première promotion d'élèves de la ferme-école agro écologique dénommée Kaydara, une invite à l'apprentissage. Sa plus grande fierté est sans doute dans cet endroit. Kaydara qui souffle cette année ses sept bougies, n'était à ses débuts, qu'une terre nue au milieu de la brousse du Sine d'où sortaient peu à peu de petites plantations de cocotiers. Depuis, les temps ont changé et les fleurs ont éclos. Une immense ferme avec des cocotiers au firmament sous lesquels, poussent de multiples cultures : fraise, petits pois Et un vaste champ de fleurs.
Avec un volume estimé à environ 20 milliards de dollars par an, le trafic d’espèces occupe le troisième rang des commerces illicites après celui des armes et des stupéfiants. Il inclut la contrebande des produits dérivés des animaux morts, comme l’ivoire des éléphants ou la peau des tigres et fait peser une menace évidente sur les écosystèmes. Mais le pillage des forêts s’étend également à l’appropriation frauduleuse des connaissances des peuples autochtones, ce qu’on appelle la biopiraterie : lorsqu’une société commerciale dépose un brevet sur une molécule issue d’un savoir traditionnel.
Les exemples sont nombreux : la quinine, un antipaludique extrait de l’écorce de quinquina ; le neem (ou margousier, un arbuste indien) dont les fruits contiennent un fongicide, ou encore l’émétine, un vomitif utilisé contre certains empoisonnements, tiré de la racine de l’ipéca – un arbrisseau brésilien.
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Le Siné Saloum, une région du Sénégal étonnante et magique, peut-être un des derniers paradis de cette planète …
Le delta né de la confluence de deux fleuves, le Siné et le Saloum, présente un incroyable labyrinthe d’îles et de canaux d’eau saumâtre, les bolongs, serpentant parmi une mangrove verte et touffue qui abrite une multitude d’espèces d’oiseaux.
Le paysage est d’une platitude absolue et les seuls reliefs sont les immenses baobabs qui dominent les amas de coquillages qui constituent les îles, ou encore les minarets des mosquées qui trahissent la présence de quelques rares villages de pêcheurs Sérères.
C’est en pirogue, à l’heure magique où le soleil se couche et où les oiseaux cherchent un refuge pour la nuit, qu’il faut découvrir cette nature vierge et encore préservée, où la mer et la terre se confondent intimement.
Découvrez quelques photos de cette région magnifique : Le Saloum, entre océan et mangrove
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Claquement des huitres accrochées aux racines, cliquetis mouillé des armés de crabes qui arpentent les vasière d'un pas martial, pinces en avant, rebond des banc de mulet à la surface de l'eau, clapotement des périophtalmes, poissons emblématiques de la mangrove... Cachée dans la vase profonde, le long des racines profondes et des branches, la vie palpite, discrète et pourtant bien présente.
A l'interface entre le milieu marin et le milieu continental, la mangrove est un écosystème fait d'un assemblage de micro habitat et d'espèces. Elle est l'un des milieux les plus riches de la planète.
A quoi sert la mangrove?
La mangrove offre aux populations des ressources essentielles, comme le poisson, unique source de protéine animale pour les sénégalais : sur notre littoral, elle abrite près de 130 espèces de poisson. Elle freine la remontée du sel, et protège les zones de rizière des eaux salées de l'océan. Au Sénégal, l'alimentation de base, la plat national, c'est le thiep bou dien, à base de riz et de poisson. Sans mangrove, plus de poissons, plus de rizières!
On sait aujourd'hui qu'il faut stocker le carbone pour limiter le réchauffement climatique. La mangrove est un écosystème exceptionnel en termes de quantité de carbone stocké. Et le palétuvier à l'immense qualité de stocker le carbone dans une forêt qui ne brule jamais, une forêt de zone humide. Le premier ravageur de nos forêts, c'est le feu : chaque année, il y a entre 1500 et 2000 feux de brousse au Sénégal.
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En étant l'un des milieux les plus productifs de la planète d'un point de vue écologique, la mangrove joue un rôle social très important. Elle est une vraie richesse pour les hommes, leur offrant une diversité de produits et de services dont ils bénéficient directement et indirectement.
Cobos, sardinelle, tilapias, mulets, barracudas, thiofs, cyprinidés, vivaneaux, des milliers de poissons se reproduisent et grandissent bien à l'abri au cœur de la mangrove jusqu'a obtenir la taille adulte ou ils pourront être pêché. S'ajoutent des crabes, des crevettes, et de nombreux crustacés comme les huitres, les moules, escargots, les arches. La mangrove est encore plus généreuse et peut, à elle seule, assurer la sécurité alimentaire des populations locale. Ses arbres gorgés de pollen permettent de récolter du miel. De la végétation, palmiers ou palétuviers les villageois tirent des boissons, des condiments, à base d'écorces, des légumes, des salades, de pourpier ou de propagules, des graines.
Voila le récit d'une escapade en voilier dans le Saloum par Stan et Yann et leur Kaneka
Une virée dans le Saloum
Une fois les papiers en poche, nous voilà donc tous partis (les « Kanekistes » c’est-à-dire les habitants de Kaneka Stan et moi, accompagnés des « beaux-verdiens » qui habitent une barcasse toute verte…donc Stéph et Blandine plus leur Bateau-stoppeuse, Olivia !) direction le delta du Sine Saloum. Pour déterminer l’heure exacte de notre départ du CVD (Club de Voile de Dakar), nous avons procédé à de savants calculs tenant compte à la fois de la météo, mais aussi des marées (puisqu’il faut arriver à un instant précis pour la passe de Djifer qui ouvre aux eaux calmes du fleuve), des pirogues qui ont une fâcheuse tendance à pêcher la nuit et à mettre des filets flottants juste sous notre nez etc … Bref, après s’être trituré les méninges, on ne savait plus ce qui était le mieux, certains conseillant de partir absolument à telle heure,
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